Sous l’Ancien Régime, l’enregistrement des baptêmes, des mariages et des sépultures est confié à l’Église catholique. En conséquence, les dates indiquées dans les registres paroissiaux sont celles des événements religieux. Ainsi, le baptême d’un nouveau-né est généralement célébré deux ou trois jours après le jour de sa naissance.
En 1539, l’ordonnance de Villers-Cotterêts rend obligatoire l’enregistrement, en langue française, des baptêmes et impose aux curés des paroisses d’inscrire les actes de baptême sur des registres. La mise en place de ce système avait notamment pour but de contrôler l’âge des personnes souhaitant se marier. En 1579, s’ajoute l’obligation de consigner les mariages et les décès.
Le Code Louis, en 1667, impose aux curés de tenir les registres en double exemplaire : l’un est conservé dans la paroisse, l’autre déposé au greffe (secrétariat) du tribunal civil concerné, c’est-à-dire de la sénéchaussée ou du bailliage. Mais ce n’est qu’à partir de 1736 que le dépôt des doubles au greffe devient régulier.
Les éléments d’état civil notés dans les registres paroissiaux ont évolué dans le temps et peuvent aussi dépendre du curé. En plus du nom du nouveau-né, de la date de naissance, du lieu de naissance et du nom des parents, les actes de baptême indiquent parfois l’âge des parents, leur profession et leur domicile. Les actes de baptême mentionnent les noms des parrains et marraines dès les années 1560.
En 1667, les signatures des parrains, marraines et parfois celle du père y figurent également. Au début, seuls les registres conservés dans les paroisses contiennent des actes signés par les intéressés. Puis, à partir de 1736, les curés tiennent, non plus un registre original et une copie, mais deux registres originaux de même valeur probante, signés par l’ensemble des parties.
En 1746, les baptêmes et les mariages, d’une part, et les sépultures, d’autre part, sont consignés dans des registres distincts.