En France, les services d’archives sont organisés en réseau, animé par la Direction des Archives de France dépendant du ministère de la Culture. En fonction de l’institution qui les produit et de sa compétence territoriale (État, régions, départements, communes, hôpitaux, entreprises publiques, etc), les archives sont gérées par des services d’archives nationaux, régionaux, départementaux, communaux ou bien encore par des services spécialisés.
Fondés par la loi du 5 brumaire an V (26 octobre 1796), les services d’archives départementaux sont institués afin d’assurer la conservation des «papiers et titres» des administrations d’Ancien Régime et des établissements ecclésiastiques supprimés au début de la Révolution ainsi que ceux des émigrés : il s’agissait notamment de fournir des garanties juridiques aux citoyens, et en particulier à tous ceux qui avaient acquis des biens nationaux.
Au début du XIXe siècle, les Archives départementales dépendent de l’autorité du préfet et reçoivent les documents émanant des administrations, lorsque ces dernières n’en ont plus l’utilité courante. L’objectif est toujours de garantir la défense des intérêts de l’Etat et du citoyen.
Lorsque l’exploitation historique des archives se développe au cours du XIXe siècle, les archivistes se préoccupent d’enrichir les fonds d’archives publiques par des documents d’origine privée, comme les papiers de famille ou d’érudits locaux, les archives d’associations, de syndicats, d’hommes politiques, d’entreprises ou de particuliers.
En 1983, suite à la décentralisation des services de l’Etat, les Archives départementales deviennent un service des Conseils généraux, placé sous le contrôle scientifique et technique du ministère de la Culture.